Le court métrage de la semaine

Ce court métrage vous sera proposé en avant-programme du film Mi Iubita mon amour
Photo du court métrage Je suis une biche

Je suis une biche

Noémie Merlant

En deux mots

Prix Canal+ au Festival Nikon 2017.

Synopsis

Nina, alias #Ninalabiche sur snap, est une jeune fille accro aux réseaux sociaux. Pour échapper à ses angoisses et à son manque de confiance, elle s’invente une vie sur son téléphone.

Pour aller plus loin

Les très courtes œuvres soumises chaque année au Nikon Film Festival sont, c’est un euphémisme, immédiatement liées à leur époque. Je suis une biche plonge ainsi au cœur des nouveaux comportements, volontiers addictifs, induits par les frénétiques pratiques des réseaux sociaux. Plus précisément, les filtres utilisés sur Snapchat, par exemple, permettent aux enfants et adolescents – attardés, parfois ! – de jouer à changer d’apparence ou de voix, en s’affublant de déguisements et de postiches virtuels plus ou moins fantaisistes, le but étant d’abord de s’admirer ainsi “modifié” et, plus encore, de se faire voir !

Récompensé par le Prix Canal+ lors de l’édition 2017, Je suis une biche, qui évoque l’un des plus puérils de ces gadgets, imagine un dérèglement brouillant les frontières entre la réalité et le monde factice du numérique, avec son cortège d’absurdités autour de la célébrité éphémère – en l’occurrence celle de “Nina la biche” – et, finalement, un phénomène de décérébration collective. Sa réalisatrice Noémie Merlant appartient à cette génération 2.0, étant l’une des jeunes comédiennes les plus en vue parmi les moins de trente ans, nommée en 2017 au César du meilleur espoir féminin pour Le ciel attendra de Marie-Castille Mention-Schaar.

Générique

Interprétation Sandra Codreanu, Julien Delamotte, Aubry Sinz, Ahmed Drame, Marie Sergeant


Durée 03’00 – Catégorie Fiction – Genre Fantastique – Pays France – Année 2017 – Public Ados


Navigation de l’article