Quel avenir pour les arts de la rue après la crise COVID ?

 

La ville a accueilli la 11e Université Buissonnière des arts de la rue du 8 au 10 novembre dernier.

L’UNIVERSITÉ BUISSONNIÈRE (UB), UNE UNIVERSITÉ DE CONTACT

Cette édition, co-organisée par la Fédération Nationale des Arts de la Rue et Grand’Rue, et la Fédération des Arts de la Rue de Nouvelle-Aquitaine, a été l’occasion d’évoquer des sujets actuels tels que l’après-crise sanitaire, la nécessité d’adaptation, la reprise de l’espace public, l’égalité femmes-hommes, la transmission, la transition écologique et bien d’autres encore. Un véritable moment d’échanges et de rencontres qui a rassemblé plus de 150 actrices et acteurs culturels… 3 jours pour construire d’autres manières de penser le monde culturel de demain et de partager des savoirs différents.

LA CULTURE, UN SUJET CHER À LA VILLE

Malgré la crise sanitaire et les différents confinements qui ont posé la question de ce qui est essentiel, la municipalité a fait le choix de continuer à soutenir le secteur des arts vivants et de la culture. En effet, elle a mis en place des mesures particulières, notamment la création d’un Fonds de solidarité qui a permis d’aider financièrement les compagnies dont les spectacles ont été annulés ou reportés à cause de la crise.

Ce n’est donc pas un hasard si l’UB a décidé de s’installer à Hendaye, Ville organisant l’un des plus anciens festivals d’arts de rue de France, le Mai du théâtre (37 éditions), Ville solidaire avec les artistes, et plus précisément aux Halles de Gaztelu, lieu public dédié à l’interdisciplinarité. Pour autant, l’Université Buissonnière n’a pas de bâtiment dédié pour elle et elle n’en veut pas. Ainsi elle est appelée à voyager, elle est portée au nomadisme, à la liberté.

L’ART EST PUBLIC

Alors que la crise sanitaire a confiné les espaces publics et divisé la société, l’UB agit comme une fabrique d’espaces publics. Pour la Ville, qui prône la culture à la portée de tous, cette rencontre était une belle opportunité pour œuvrer à la consolidation et au développement des arts de la rue. Les participants ont pu réfléchir et échanger autour de l’avenir de la culture. Plusieurs ateliers ont permis de partager les idées de chacun mais au moment de la plénière de clôture tous ont été d’accord sur un point important : la culture doit retrouver sa place dans l’espace public mais, surtout, elle doit reconquérir son public pour encourager le vivre-ensemble, une mission essentielle.